30.4.06

C'est terminé

Terminé pour les Canadiens. Avoir su, j'aurais pas fait des pieds et des mains pour me procurer des billets de série. Avoir su que Fraser participerait à la remontée des sans talents, j'aurais économisé plusieurs dollars et bien du temps.

Comme quoi chaque fois que le Canadien démarre bien les séries, il se fait stopper par les officiels. Qu'est-ce qui se passe ? A-t-on trop de coupes ? Est-ce que la ligue veut développer le marché aux États ? Ah oui, ça doit être ça.

Car au Canada, les amphithéâtres ont été à plus de 93% de leur capacité toute la saison. À Montréal, rempli tous les matchs. Le Centre Bell, salle comble. Il est donc évident que les Canadiens n'ont besoin d'aucune vente à Montréal; la ligue sait déjà que les partisans achèteront les billets.

Mais ces gros côlons d'Américains qui ont réélu Bush, qui apprécient voir un "match" de Basketball même s'ils savent que le score finira avec un écart de 2 points, qui ne connaissent rien aux règlements du hockey mais que lorsque leurs oreilles leur ramènent un bruit de plaquage ils s'égorgent à féliciter le colosse qui fait ce qu'il peut, ces gros côlons, n'apprécient pas le hockey. Pour eux, c'est un truc de bûcherons. De canadiens. Faut bien se dire que ce qu'ils ont comme vision du hockey, la plus près en fait, c'est Toronto. Pas vraiment positif.

Mais pour continuer l'analyse, la ligue "nationale" (même si elle touchent plus d'une nation) doit vendre le hockey aux États. On n'a quand même pas ouvert un trop grand nombre de concessions pour rien ! Saviez-vous qu'en 2003, à Tampa, lorsque les policiers donnaient une contravention, ils remettaient également des billets pour les séries, pour aller encourager les acteurs de Tampa Gay ? Hé oui. Parce que le hockey aux États-Unis, ça se vend pas.

Alors si une équipe comme les Hurricanes, qui sont ignorés par leurs partisans durant toute la saison, arrive en séries et se fait humilier chez eux lors de deux matchs importants, il faut agir. Il faut envoyer à Montréal des arbitres qui feront tourner le vent. Et le vent a tourné. Encore.

À Montréal, nous sommes victimes de notre amour pour le hockey. Pour nous, le hockey n'a rien à voir avec le capitalisme. "Down there", c'est autre chose. C'est pour cette raison que la ligue veut voir perdre les Canadiens. Parce que même si les glorieux perdent, le Centre Bell sera plein l'an prochain. Même si Bouillon perd une jambe, Koivu un oeil, Bégin un genou, nous appuierons les Canadiens l'an prochain.

Si la Caroline perd en première ronde, la ligue risque un gros marché.

1 Comments:

At lundi, mai 01, 2006 12:12:00 a.m., Blogger Cyril Yazbek said...

bah... t'l'as dit toi-même, sans Koivu ils valent pas de la marde nos canadiens... déjà avec c'est très imprévisible.
Ils ont joué tellement mal que perdre avec un point d'écart relève déjà du miracle... et ce avec Bégin. J'irai pas chercher de conspiration en voyant ça, je les supporte oui, mais franchement c'est pas du hockey des séries ça... ils ont rien à foutre là, on mérite pas de gagner sauf s'ils se réveillent soudain comme en mars mais ça arrivera pas.

 

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